Vennart: The Demon Joke

Vennart: The Demon Joke

Quand j’ai lu, dans la chronique de Clair & Obscur, que Vennart était un des membres fondateurs de Oceansize, je me suis précipité sur son album The Demon Joke – enfin, disons que j’ai marqué l’article et que, plusieurs mois plus tard, j’ai fini par l’acheter.

J’avais bien aimé Oceansize pour son prog-metal bien barré et j’attendais un peu la même chose de cet album. Alors, en fait, il y a des points communs, mais ce n’est pas vraiment du metal et probablement pas tout à fait du prog non plus. Disons qu’il y en a aussi.

Mike Vennart propose ici dix pistes qui oscillent entre le néo-prog de la fin des années 1980 et le rock alternatif, passablement excité par moments, truffées de virgules électroniques, mais toujours très accessible, malgré des rythmiques déjantées. Les morceaux tournent autour de quatre-cinq minutes et l’ensemble dépasse à peine les quarante-deux minutes.

On pourrait dire que The Demon Joke, c’est l’archétype jungien du néo-prog: la complexité du prog et la simplicité de la pop. Mais quelque part, le simple n’est jamais simple et, sous sa pochette conceptuelle pour expo d’art amateur, l’album cache quelques trésors, comme « Doubt », le très déroutant « Rebirthmark, le plus classique « Operate » et quelques autres.

Il les cache d’autant mieux que c’est un album qui s’écoute sans effort. Il a un côté « faux naïf », renforcé par une production rudimentaire, voire parfois minimaliste. C’est d’ailleurs un autre paradoxe: il est très agréable à écouter et à, dans un premier temps, tendance à sortir aussi vite qu’il est rentré, mais à la longue, on s’y attache facilement.

Moins délirant, musicalement et thématiquement, que Oceansize, Vennart propose dans ce The Demon Joke une musique plus simple, mais sans être simpliciste, un album accessible, mais sans compromission. Bref, un chouette album qui pourra toucher aussi bien les prog-heads que les amateurs de pop-rock.

Bonus: la vidéo très triangulaire de « Operate ». Longue vie au Triangle!

Alias

Stéphane “Alias” Gallay, graphiste de profession, quinqua rôliste, amateur de rock progressif, geek autoproclamé et résident genevois, donc grande gueule. On vous aura prévenu.

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