OctoGônes 2014

S’il est un rendez-vous incontournable de l’agenda rôliste en automne, c’est sans doute OctoGônes, la convention lyonnaise – comme son nom l’indique. Rendez-vous centré autour du jeu – sous de multiples déclinaison, plateau, figurines, rôle et grandeur-nature – mais aussi avec de plus en plus d’acteurs des littératures de l’imaginaire, cette cinquième édition était des plus réussies, comme peuvent en témoigner mon organisme en vrac et mes neurones en pâté pour chat.

Parce qu’OctoGônes, c’est du costaud: l’Espace Tête-d’Or était rempli à craquer de tables de jeux et de stands, le tout envahi de joueurs plus ou moins hystériques et d’auteurs pas forcément plus calmes. Et encore: nous (= 2 dés sans faces = Antoine et moi) ne sommes venus que pour le samedi et le dimanche. Boulot oblige, c’est toujours difficile de se déplacer le vendredi.

Mais même en deux jours, l’énergie de la convention a tendance à rapidement saper l’enthousiasme des vieux cons briscards dans notre genre. Mais ça ne m’a pas empêché de présenter deux parties le samedi: un City Hall sur le stand voisin d’Ankama et un plus classique Tigres Volants vespéral.

Dans le premier cas, la partie basée sur le scénario d’initiation Paradis Perdu s’est déroulée de façon très classique, avec des joueurs éveillés et plutôt sages – mais très efficaces. Le deuxième a été déjà plus remuante, avec une demi-douzaine de bourrins déchaînés qui ont tenté de mettre à mal Station de bouts – sans trop de succès, ce qui me rassure un peu sur le côté résilient de ce scénario. Ou peut-être aussi sur mes capacités personnelles à gérer des mercenaires surarmés lâchés dans une station spatiale eyldarin, c’est selon.

Je dois avouer qu’autant le samedi fut plutôt actif, autant le dimanche a été placé sous le signe de la glande. Bon, pas du total rienfoutisme non plus, mais j’étais un peu fatigué pour envisager sereinement une partie et, en plus, j’étais tout seul sur le stand. Donc réseautage, discussions, blagues vaseuses, beaucoup de bière et achats en vrac sur les stands des éditeurs. Je reviens encore avec un mètre cube de loot – ça compense pour le stock vendu.

Plus encore que beaucoup de conventions, OctoGônes est l’occasion de pas mal de réseautage – autour de bières exotiques, parce que 2 dés sans faces. De ce point de vue, c’est un évènement qui offre une alchimie presque parfaite entre le côté « salon » pour vendeurs, éditeurs et auteurs, et le côté « convention » et ses parties en pagaille (une cinquantaine de tables et pas loin de 200 parties sur le week-end).

Comme pour l’édition précédente, nous avons presque tout vendu le stock. Bon, pour être très honnête, on est venu avec le service minimum au vu de notre petite délégation, mais cela représentait tout de même deux petits cartons à l’aller – et une grosse enveloppe au retour. C’est toujours cool de discuter avec des joueurs qui ont adoré son jeu, même si on n’a pas réellement grand-chose de nouveau à montrer (les seules activités autour de Tigres Volants étant la diffusion sous licence Creative Commons et la publication d’Erdorin).

S’il fallait parler d’un point noir, la bouffe n’est pas toujours à la hauteur de la réputation lyonnaise – soupe de nouilles et sandwiches, hamburgers le soir. Cela dit, les choses se sont améliorées par rapport aux premières éditions et, cette année, la salle de repos pour les exposants et professionnels, avec nourriture et boisson, était une addition bienvenue – même si, au final, nous ne l’avons pas beaucoup utilisée.

Mais ce n’est pas grand-chose en regard du sentiment final de satisfaction après deux jours de convention. OctoGônes est un événement tout bonnement excellent. L’organisation et son armée de bénévoles mérite tous nos remerciements et félicitations.

Comme d’habitude, j’ai une petite galerie de photos en ligne, sous licence Creative Commons.

Alias

Stéphane “Alias” Gallay, graphiste de profession, quinqua rôliste, amateur de rock progressif, geek autoproclamé et résident genevois, donc grande gueule. On vous aura prévenu.

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