Mermaid Project, épisode 5

Mermaid Project, épisode 5

Je devrais me réjouir que ce cinquième « épisode » de la bande dessinée Mermaid Project conclue le cycle. Au lieu de ça, je me retrouve quelque peu déçu après la lecture de ce dernier tome. Lors de ma chronique de l’épisode précédent, j’espérais pour celui une conclusion et des réponses, mais au final, si ce tome boucle en effet l’affaire en cours, il ne le fait que de façon peu satisfaisante.

Mermaid Project est une série qui se déroule à la fin du XXIe siècle, après qu’une série de catastrophes et de guerres ait sonné le glas de la civilisation occidentale. Une sorte d’apocalypse soft au cours de laquelle les anciens dominants se retrouvent en bas de l’échelle.

On y suit Romane Pennac, fliquette parisienne mal vue de sa hiérarchie, car blonde aux yeux bleus, et son associé Brahim El Malik, enquêtant sur la mystérieuse corporation Algapower et ses bricolages génétiques ignobles à base d’humains et de cétacés.

Après le tome précédent, Romane et El Malik se lancent à l’assaut des derniers secrets d’Algapower, sur une île artificielle loin de toute civilisation, tout en cherchant à retrouver la nièce de Romane, enlevée par les scientifiques de la corporation

Le souci que j’ai, c’est une impression de sous-exploitation d’un contexte potentiellement génial au profit d’une intrigue quelque peu cousue de fil blanc et avec, au milieu de ce tome, un rebondissement venu de nulle part. Le tout avec une grosse dose de questions auquel ce tome n’apporte que bien peu de réponses.

C’est assez perturbant, parce que si, d’un côté, j’ai l’impression que les auteurs – Leo et Corine Jamar, avec Fred Simon au dessin – savent où ils vont, de l’autre, je trouve que le dosage des mystères et des révélations est méga-bancal.

Qui plus est, l’histoire touche des thèmes intéressants, comme le transhumanisme, les rapports nord-sud, le racisme et d’autres encore, mais sans vraiment approfondir. Après, OK, c’est un tome dans lequel on ne peut pas dire que ça manque d’action.

Alors certes, ce dernier épisode ne constitue que la conclusion du premier cycle et les dernières pages de ce premier tirage montrent quelques planches de la série suivante, mais ça m’ennuie un peu de savoir qu’il faudra attendre encore au moins un cycle avant d’avoir un peu plus de réponses.

Sans être mauvais, Mermaid Project s’avère frustrant, ce qui est presque plus grave. C’est une série à gros potentiel, mais qui ne tient pas vraiment ses promesses après cette première série de cinq épisodes. J’attends de voir ce que donne la suite, mais à ce stade, une ou deux déceptions de plus et je lâche l’affaire.

Alias

Stéphane “Alias” Gallay, graphiste de profession, quinqua rôliste, amateur de rock progressif, geek autoproclamé et résident genevois, donc grande gueule. On vous aura prévenu.

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