Les Elfes, c’est un truc de vieux

On a tous ses petites fantasmes; moi – entre autres – j’aime bien les Elfes.

Cela dit, mis à part le fait que des créatures à l’apparence parfaite qui font tout mieux que les humains peut agacer les pisse-froid, le fait qu’ils puissent en plus vivre des siècles, voire des millénaires n’est pas sans conséquences, parfois douloureuses, sur le contexte des univers dans lesquels ils évoluent, conséquences pas toujours très bien maîtrisées par les auteurs.

C’est pourquoi je me permets de vous signaler un article très intéressant du blog anglophone Division Nihil, intitulé: The Problem with Elves. Il traite particulièrement de l’impact de cette longévité exceptionnelle sur la structure sociale d’un monde et sur les moyens de remédier aux problèmes majeurs que cela cause.

Par exemple, comme gérer le développement parallèle de sociétés elfes et humaines côte à côte; comment éviter la question des secrets millénaires enfouis et que tout le monde a oublié si les Elfes étaient là à ce moment, ou comment gérer la question de l’apprentissage et des stratégies à très long terme.

C’est principalement orienté médiéval fantastique, mais c’est assez généraliste pour être aisément adaptable pour tout autre genre d’univers. Bien évidemment, je pense ici à Tigres Volants et à ses Eyldar, même si (en toute humilité) je pense avoir réussi à éviter la plupart des écueils cités, voire même à les avoir utilisé à mon avantage (par exemple dans la campagne « Devoir de mémoire »).

Non sans aide, d’ailleurs: des gens comme Thias, Fulgan ou Janus m’ont souvent permis de mettre le doigt sur les paradoxes et ainsi pouvoir les résoudre ou les intégrer.

(Image signée Psychée, utilisée sans sa permission explicite; j’espère qu’elle ne m’en voudra pas trop.)

Alias

Stéphane “Alias” Gallay, graphiste de profession, quinqua rôliste, amateur de rock progressif, geek autoproclamé et résident genevois, donc grande gueule. On vous aura prévenu.

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4 réponses

  1. albert dit :

    Les Elfes, c’est un truc d’envieux
    …qui ne rêve pas d’une telle longévité ?
    (blague du jour bonjour)

    Tiens, ça me fait penser à la série de Pandore, chez Milady.
    Les humains peuvent se faire « rajeunir » et vivent pendant des centaines d’années. L’auteur évacue certains problèmes du cumul des vies « quotidiennes » par la possibilité d’effacer une partie de la mémoire au choix. Cela lui permet aussi de montrer les conséquences du népotisme à l’échelle des millénaires et des années-lumières.

    La conclusion de l’article est intéressante avec sa proposition de relativiser les durées de vie elfes/humains, pour équilibrer un peu. Même si ça cadre moyennement avec le mythe des capacités intellectuelles supérieures. Mais bon, pas si supérieures si l’on considère qu’ils ont plus de temps pour assimiler les compétences complexes.

    En préparation jeu, ça doit demander la création d’un background sur plusieurs génération pour intégrer les interactions familiales entre joueurs. Je n’avais jamais envisagé le problème, c’est déjà assez difficile de faire en sorte qu’ils usent le passif de leurs persos propres sans aller chercher dans la généalogie de leurs voisins. Mais le problème reste très intéressant.

  2. L’approche historique est intéressante !
    Je m’étais plus penché sur les changements psychologiques que pouvait entrainer une telle longévité, quand la sagesse de l’âge de s’accompagne plus de la vieillesse du corps ^^.
    Je me souviens d’un truc dans un bouquin de règles d20 supplémentaires qui s’appelait « Blue Magic » ou quelque chose dans le genre. C’était un truc sur la sexualité dans D&D, et surtout sur les sorts que n’auront pas hésité à créer les mages à ce sujet. Il y avait une partie sur la sexualité des elfes il me semble… vraiment intéressant. Comme approche sociologique, bien sûr.

  3. Lugh dit :

    Wow. Linked and commented in French. Wish I had any idea what you were saying. Still, thanks for the link!

  4. Thôt dit :

    Bonne remarque d’un des commentateurs sur le blog d’origine, qui met en avant la solution warhammer, où les elfes utilisent leurs courtes nuits (ils ne « dorment » que 3 à 5 heures) pour faire un tri dans leurs souvenirs, ne garder que ce qu’ils jugent important…
    Pour se rendre compte de ce que la mentalité elfe peut provoquer comme dégâts chez des humains, je vous suggère de lire la nouvelle « le conte de suzelle » dans le recueil janua vera de jean-philippe jaworski. Je le ferais lire au prochain de mes joueurs voulant absolument jouer un elfe…

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