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Blog à part: troisième époque

















@stephanegallay En tant que fan pétri de Warren Ellis, démarrer la journée par sa vanne pourrie c’est priceless. #merci
J’aimerais avoir le temps de lire le truc en entier, mais je pense que le « problème » c’est que la SF a toujours été ancrée dans un contexte social particulier.
La fin du 19e siècle (avec le futurisme, le positivisme et le reste) et le 20e siècle ont toujours eu cette foi et cet espoir dans l’avenir (mis à mal par les guerres mondiales, mais revitalisé par la conquête de l’espace et le fantasme de l’an 2000.
Au 21e siècle, il ne reste plus rien de tout cela. L’an 3000 c’est trop loin, l’an 2100 on s’en fout, la conquête de l’espace n’existe plus (et la mise au garage des navettes spatiales sans trop rien pour les remplacer du côté de la NASA ne va pas arranger les choses), l’avenir qui approche est sombre quel que soit l’angle sous lequel on le regarde, l’avènement des geeks a fait de la technologie non plus le grand moteur de l’humanité mais simplement une série de gadgets plus ou moins inutiles mais que tout le monde veut posséder.
Bref, peut-être que tout simplement, la science-fiction n’a plus sa place en ce début de 21e siècle.
Sinon c’est quoi ton problème avec cette phrase :
« What we call « hard SF » today mostly isn’t hard, and isn’t SF: it’s fantasy with nanotech replicators instead of pixie dust and spaceships instead of dragons. » ?
Je la trouve très vraie, une grosse majorité de ce qui est labélisé SF de nos jours n’en est pas, mais est bel et bien de la fantasy.
Article récent signé David: Onba Factory
Le concept de « hard SF » dans les années 1930-1960 (et c’est encore un peu comme cela qu’elle est perçue aujourd’hui), c’est de la SF très fortement ancrée dans les sciences « dures ». La définition de Wikipédia est assez claire sur ce point: http://fr.wikipedia.org/wiki/Hard_science-fiction
Au temps pour moi, je pensais que c’était l’autre partie de la citation qui te posait problème (qu’une bonne partie de ce que l’ »on » appelle SF est en réalité de la fantasy avec des vaisseaux spatiaux et le reste – l’exemple le plus célèbre étant bien entendu Star Wars)
Article récent signé David: Pour quelques Taikodai de plus
Les auteurs de science-fiction contemporains ont-ils peur de l’avenir? | Blog à part: troisième époq http://t.co/QmAL0E7l
Excellent article ! Merci Alias !
Article récent signé Romaric Briand: Podcast n°27 : Les Musiques de Sens Mort.
Intéressant tout ça, dans la même idée on note une très forte désillusion technologique au fil des décennies.
Article récent signé Guillaume44: Croisières sidérales – André Zwobada (1942)
L’avenir n’est plus ce qu’il était.
Très bonne analyse, et j’aimerais également me pencher sur l’article complet un de ces jours.
) c’est que nous vivons dans un futur cyberpunk excessivement déprimant, qui a ceci de terrible qu’il est à la fois très différent et très semblable à ce qui était prévu dans la SF des générations précédentes. Nous nous attendions à unes multinationales titanesques réglant nos vies ? Nous les avons. Nous avons imaginé des royaumes dorés coupés d’une majorité qui n’a même pas accès aux ressources de base, ne serait-ce qu’en eau ? Nous y vivons. Nous avions imaginé des états policiers et liberticides et la surveillance de chacun en continu par des corporations surpuissantes ? Nous y sommes.
La vérité (que je détiens
Mais ce que nous n’avons pas vu venir, c’est que nous serions consentants à cette aliénation qui passe par les iPhones, les iPads et toutes ces daubes qui nous sont devenues indispensables. Big brother existe bel et bien, mais il a 28 ans et un look de hipster.
Article récent signé Saint Epondyle: [Film] Le Château Ambulant
En surface, la situation ressemble beaucoup à du cyberpunk, où même 1984, mais en même temps la situation est beaucoup plus complexe, parce qu’il y a une grosse mutation sociale qui est en cours: un ipad, c’est beaucoup moins intéressant du point de vue philosophique ou narratif, mais socialement c’est quelque chose de beaucoup plus disruptif. Un vaisseau spatial n’est qu’une sorte de bateau ou d’avion…
La science-fiction a toujours été le monde des idées bien nettes, une bonne base pour faire un essai philosophique ou politique, avec une préférence pour les sciences bien carrées comme la physique (et en étant sérieusement à la traîne pour tout ce qui est social). Or depuis l’apparition de l’énergie nucléaire, la physique n’a plus eu de grosse influence, ce rôle a été pris par deux sciences beaucoup moins nettes: la biologie et l’informatique.
Comme ces deux branches sont chaotiques et profondément immiscées dans le quotidien, les théoréticiens ont été pris de cours…
Article récent signé Thias: Rejouer le XIXᵉ siècle…
Sans même parler des sciences « molles »: psychologie, anthropologie, sociologie, etc.
mouais déjà généraliser j’aime pas trop, mais le coup de « c’était mieux avant »… il fat un peu vieil auteur car, même sans être gros lecteur de SF… on trouve de très bonnes choses après les années 60. C’est un peu comme dire sinon que tout a déjà été écrit. C’est vrai… d’un certains coté. après ce qui compte c’est l’enrichissement et la façon de raconter…
On ne va pas fixer une date, genre « après 1967 (au hasard) on n’a fait que de la merde », non plus.
C’est bien sûr un ressenti et donc très personnel, mais j’ai quand même l’impression qu’après 1990, l’avenir a commencé à ressembler de moins en moins à ce à quoi on s’attendait à l’époque. La chute du Mur de Berlin, mais aussi l’émergence du Web, ont changé la donne de façon tellement radicale que personne ne semblait l’avoir prévu. Comme je le disais plus haut, l’avenir n’est plus ce qu’il était.
Je veux croire que c’est une sorte de crise de croissance et qu’avec une nouvelle génération d’auteurs, peut-être moins influencé par la SF « à la papa », nous allons avoir une SF digne du XXIe siècle.
Il y a un truc bizarre quand même. On se rend compte qu’il se publie plus de space opera en Grande Bretagne qu’aux USA, toute proportion gardée. Je m’intéresse à l’actualité de la SF espagnole. Le Space opera n’a jamais cessé d’exister. Pareil en Russie.
Le fait est que comme le disait Gabe Chouinard il y a dix ans, la voie royale de la SF ça a toujours été la science fantasy pas la hard science. Ce qui fait qu’une partie de la SF pour continuer à exister doit accepter l’étiquette fantasy. Mais le fandom n’y est pas près.
Pour la SF américaine qui louvoie entre fable politique contestataire et SF militariste, il ne faut pas oublier l’impact d’un certain 11 septembre qui a conduit inexorablement à une image très sombre du futur.
Je crois que ça dépend un peu de ce que l’on entend par « voie royale ». Il y a cinquante ans, on commençait à envoyer des hommes dans l’espace et, de ce point de vue, le space opera pouvait être perçu (toutes proportions gardées) comme une vision d’avenir plausible. Aujourd’hui, comme le dit Stross, il y a beaucoup plus de chance qu’on y envoie des robots, donc c’est un genre qui est passé brusquement de la hard-SF à la science-fantasy.
Sauf que le space opera était plus le moyen de mener à bien des exploration anthropologique et ethnologique que de montrer des visions de l’avenir. La SF est plus une littérature tournée vers la philosophie que vers la technologie. La technologie est un moyen détourné de parler de l’humain, rien d’autre.
La SF est certes une littérature d’idée (mais idée est plus à prendre comme concept qu’idéologie) mais également une littérature d’image ( le genre véhicule une imagerie, des jouets narratifs) et une littérature d’univers. Le problème c’est qu’à se focaliser plus sur les idées, on a fini par croire qu’on parlait du futur. Tout au plus explore – t – on le présent en le transfigurant. Je crois qu’en voulant n’être qu’une littérature d’idée le genre s’est tiré une balle dans le pied qui l’a mené à céder aux sirénes du post modernisme alors qu’il aurait eu tant à faire en continuant à mener ces explorations ethnologiques, anthropologiques ou philosophiques que j’évoquais précédemment.
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