« Le Grand n’importe quoi », de J.M. Erre

« Le Grand n’importe quoi », de J.M. Erre

Ce n’est pas un titre, c’est une profession de foi: Le Grand n’importe quoi, de J.M. Erre est un roman qui emprunte plus au pastiche surréaliste qu’à la science-fiction, une sorte de fable absurde qui est à la fois une tarte à la crème et un grand cri d’amour envers la littérature en générale et celle de l’imaginaire en particulier.

Déjà, le roman se déroule en 2042. Le sept juin. Soit le 7 du 6. À 20 h 42 – plusieurs fois, d’ailleurs. Et l’intrigue tourne autour du Dernier Bar avant la fin du monde. Le protagoniste aussi, d’ailleurs. Il s’appelle Arthur.

Ouais, ça fait beaucoup.

Bref, ledit Arthur se retrouve à vivre plusieurs fois de suite cette heure fatidique de la date fatidique, lors de cette année fatidique. Il y affronte, en vrac, un paysan acariâtre (armé), un homonyme (anonyme), des extra-terrestres (en carton), une vétérinaire, l’amour de sa vie, l’ex-amour de sa vie, des culturistes et le Grand Joël, auteur de L’Incroyable Révélation.

Je vous avais prévenu: c’est une profession de foi. Le Grand n’importe quoi est en grande partie fidèle à son titre, avec une intrigue qui est sans queue ni tête. Ou qui, au contraire, en a beaucoup trop. Ça pourrait être gênant, mais on se rend compte assez rapidement, à la lecture, qu’une grande partie de l’intérêt de ce bouquin est de se laisser porter par le délire de l’auteur.

Heureusement pour nous – ou peut-être juste pour moi, allez savoir – c’est plutôt facile. Le style est léger et bondissant et le seul reproche que je pourrais lui faire, c’est que l’art du pastiche s’accommode assez mal de la longueur. Dans le cas présent, la répétition des gags est parfois pesante et je soupçonne que le bouquin aurait pu faire un quart de pages en moins sans qu’on y perde sur l’ensemble.

C’est à Lune que je dois la découverte de cet ouvrage. J’aurais du mal à le qualifier de lecture du siècle ou d’œuvre majeure, mais c’est un bouquin qui oscille entre le plutôt amusant et le franchement fendard, ce qui est déjà pas mal. Truffé de références franco-française et science-fiction-SF, il est néanmoins à réserver à un lectorat qui a une certaine pratique du genre.

Alias

Stéphane “Alias” Gallay, graphiste de profession, quinqua rôliste, amateur de rock progressif, geek autoproclamé et résident genevois, donc grande gueule. On vous aura prévenu.

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