Le défi RPGaDay 2016: mes réponses

RPGaDay 2016

Je ne suis pas un grand fan des « défis » sociaux, comme ce RPGaDay 2016, mais il se trouve que je suis tombé dans celui-ci un peu par hasard: j’étais chez Axelle quand elle a décidé de le traduire à l’enthousiasme.

L’idée est simple: tout au long du mois d’août, une question par jour, en rapport avec votre pratique du jeu de rôle, à laquelle répondre sur vos réseaux sociaux préférés. Comme je trouvais l’idée de faire un billet de blog par jour un peu overkill – ce d’autant plus que je ne voyais pas trop ce que j’allais bien pouvoir répondre à certaines des questions – j’ai préféré tout compiler dans un billet et le publier aujourd’hui, 1er septembre.

Ce qui, du coup, donne un article de près de 3000 mots, ce qui est également un chouïa exagéré. Du coup, je l’ai séparé en trois pages, ça devrait être plus facile à lire.

Dont acte: tout ce que vous n’avez jamais – mais vraiment jamais – voulu savoir sur l’Alias rôliste, en trente et une questions et réponses:

1. Vrais dés, applications, ou sans aucun dé, quelle est votre préférence ?

Ma réponse originelle a été: « des dés physiques ou pas de dés du tout, » mais, après réflexion, j’avoue que je m’en fous un peu.

Si j’ai une préférence pour les dés physiques, c’est plus par atavisme rôlistique de vieukon assumé. De plus, je suis le plus souvent MJ sur des jeux où le MJ ne lance pas de dés. Les apps, je ne les utilise pas principalement parce que je n’en ai pas l’usage.

2. Votre meilleure partie de JDR depuis août 2015 ?

Probablement une des parties de Tigres Volants / Erdorin réalisées à RPGers 2015, où j’ai eu droit à des personnages (et des joueurs) particulièrement enthousiastes – c’est un euphémisme pour « gratinés » – au coude à coude avec ma deuxième démo du Projet Gingerbread à Orc’Idée 2016, le dimanche, avec une bande de six super-héros tarés contre un vaisseau-mère extra-terrestre.

3. De quelle péripétie d’un personnage de JDR êtes-vous le plus fier ?

Celle-là, elle est pas facile. Peut-être une qui date de l’époque où je jouais encore au med-fan, un guerrier tout ce qu’il y a de plus lambda (bon, un peu maudit, quand même, mais rien de majeur) dont j’ai d’ailleurs oublié le nom.

Tentative d’infiltration d’une place forte, j’arrive derrière une sentinelle, rate ma tentative de discrétion, le type se retourne, me voit l’arme à la main, panique.

Je lui lâche « Poisson d’avril! »

Il soupire de soulagement, « Putain, t’es con de m’faire des frayeurs comme — »

Je le bute.

L’URSS existe encore, il y a prescription.

4. Quelle est la chose la plus impressionnante faite par le personnage d’un autre joueur ?

Difficile à dire, mais je crois que je vais resservir le fameux coup de mon beau-frère – et néanmoins ami – Fulgan. Au cours d’une partie d’ArKipels (Archipels motorisé dK) menée par Hervé, on arrive à trouver une potion d’étheréalité, qui aurait dû être utilisée plus tard; on trouve un autre moyen et, donc, on a toujours la potion.

Bien plus tard, alors que le Fulgan somnole sur ses dés (il était tard, il faisait chaud et il y avait eu beaucoup de bières), on se retrouve face au Grand Méchant, qui s’enfuit en ricanant et… boit une potion d’étheréalité pour s’échapper. Et là, dans un demi-coma, il sort « bah j’en ai une aussi, je la bois et je lui cours après ».

Son personnage étant un Orc format World of Warcraft, il l’a rattrapé et en a fait des cachous. Au grand désespoir du MJ.

5. Quelle histoire votre groupe de joueurs raconterait-il au sujet de votre personnage ?

Vu le peu de fois où j’ai été joueur, ces derniers temps, c’est difficile de répondre à cette question. Si je repense à Julian, mon personnage de Tigres Volants avec Matthias Wiesmann comme déhemme, je suppose que l’on parlerait de ses multiples identités, masculines comme féminines.

Et non, « Julian » n’était pas son vrai prénom.

Enfin, si, mais c’est compliqué…

6. Quelle est la chose la plus étonnante qu’un groupe de JDR ait faite pour sa communauté ?

Là, j’avoue, je sèche. À part le Don des Dragons, convention strasbourgeoise qui se fait au profit du Téléthon, je ne vois pas trop.

Par la suite, mes petits camarades de Facebook ont mentionné des murder-parties caritatives sur Neuchâtel, des parties pour malvoyants (dont certaines avec des règles inspirées de Tigres Volants lite) et de l’initiation pour jeunes handicapés lors de la Convention du Pingouin Asthmatique, à Bordeaux.

7. Quel aspect du JDR a eu le plus puissant effet sur vous ?

L’aspect social, clairement: quand j’étais ado, j’étais un peu le souffre-douleur sans amis. La plupart des gens que je considère aujourd’hui comme de vrais amis, je les ai rencontrés grâce au jeu de rôle.

Comme, à l’époque, les jeux n’étaient pas en français, c’est grâce au jeu de rôle (et aussi grâce à Elfquest) que j’ai appris l’anglais. Le jeu de rôle m’a également incité à écrire (et aussi à dessiner, mais j’en suis revenu). Et aussi, c’est par le jeu de rôle que j’ai appris à m’exprimer en public.

Si vous voulez les détails sordides, j’en avais parlé dans mon billet pour la campagne « Moi, rôliste« .

8. Livre en dur, couverture souple, livre numérique, quelle est votre préférence ?

Pour moi, c’est une non-question: il y a des livres qui font sens en couverture rigide, d’autres en couverture souple; c’est une question de format, de nombre de pages, etc.

Pour le numérique, ça peut avoir son intérêt si on n’a pas envie de trimbaler une demi-tonne de papier. Ou si on veut piocher des idées dans des bidules expérimentaux publiés en Bosno-moldavie inférieure (ou aux USA; question frais de port, c’est un peu pareil).

9. Au-delà du jeu qu’est-ce qu’implique une partie de JDR idéale ?

Déjà, bêtement, d’avoir des joueurs dispo. Ça a l’air con, mais avec l’âge, on commence à avoir des agendas de ministres.

Du coup, quand on joue, on a tendance à en faire un événement social: bonne bouffe, bonnes bières, bonne compagnie; à la limite, le jeu passe un peu à l’arrière-plan.

10. Au cours d’un jeu, quel a été l’événement le plus surprenant ?

En tant que MJ, j’ai eu deux personnages, amis depuis plusieurs années. qui se sont engueulés méchant. Cassage de mobilier, bouderie à grand spectacle, gros bordel.

Ce que j’ai appris plus tard, c’est que les joueurs avaient planifié ça dans mon dos. Bande de sagouins!

Alias

Stéphane “Alias” Gallay, graphiste de profession, quinqua rôliste, amateur de rock progressif, geek autoproclamé et résident genevois, donc grande gueule. On vous aura prévenu.

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