Jupiter Hollow: Odyssey

Jupiter Hollow: Odyssey

Tiens, il me restait encore un EP dans ma besace: Odyssey, du jeune duo canadien de metal progressif Jupiter Hollow. Bon, pour être honnête, il est venu après les trois de samedi et par des chemins un peu détournés, vu que c’est un service de presse de Asher Media Relations. Et, comme j’ai plutôt bien aimé ce que j’écoutais, je me suis dit que j’allais me fendre d’une chronique complète.

Jupiter Hollow, c’est donc à la base un duo: Grant McKenzie (guitares, basse et claviers) et Kenny Parry (batterie, vois et claviers); à eux deux, ils ont à peine quarante ans. Musicalement, ils donnent dans le metal progressif, mais assez éclectique, avec une panoplie d’influences allant de Rush à Tool.

Avec cinq pistes et un peu moins de vingt-cinq minutes, Odyssey est un EP au format classique, avec des morceaux plutôt courts, mais présentant de multiples facettes.

« Deep in Space » ouvre l’album avec un mélange très énergique, comprenant du stadium-rock à l’américaine, influence Rush, et des vocaux à la Fates Warning. Suit un diptyque « Ascending » / « Hades Heart », plus complexe et planant, aux faux airs de TesseracT.

Et si vous voulez vraiment du complexe et de l’alambiqué, façon Watchtower ou Spiral Architect, il y a « Over 50 Years », que je trouve franchement décousu. Et l’EP se termine avec un morceau-titre plus calme, qui me rappelle un peu Animals As Leaders.

Au début, je vous avais dit que j’avais bien aimé ce que j’écoutais; comme vous avez pu lire, ce n’est pas vrai pour tout. Disons les choses ainsi: Jupiter Hollow a un gros potentiel et cet EP Odyssey est une carte de visite franchement impressionnante.

Question technique, maîtrise et composition, rien à redire: ça tient la route. Maintenant, il faudra que le duo s’intéresse de près à son identité musicale. Parce que vu de ce côté-ci de la lorgnette, ça s’éparpille beaucoup. Genre, trop.

Personnellement, comme j’ai tendance à préférer le mélodique, les trois premières pistes me parlent plus; certes, ce sont aussi les plus « classiques », quelque part. Mais elles sont aussi convaincantes: ce n’est pas de la redite, il y a de la créativité.

Odyssey est donc un album court, qui manque de cohérence, mais qui compense par une solide maîtrise technique et un don certain pour les compositions complexes et mélodiques. On peut le trouver sur Bandcamp à un prix un peu élevé ($6.15), mais pas déraisonnable non plus; si je l’avais payé, je n’aurais pas regretté. À conseiller aux amateurs de découvertes.

Alias

Stéphane “Alias” Gallay, graphiste de profession, quinqua rôliste, amateur de rock progressif, geek autoproclamé et résident genevois, donc grande gueule. On vous aura prévenu.

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