Inanimate Existence: Calling from a Dream

Inanimate Existence: Calling from a Dream

OK, je dois avouer que celui-ci, j’ai hésité un moment avant de la caler dans un futur « restes du samedi ». Parce que Calling from a Dream, de Inanimate Existence, est un de ces albums qui oscillent entre le pur bruit casse-oreille et le prog déjanté et parfois brillant.

Originaire de Floride, Inanimate Existence est un groupe que j’ai découvert grâce à une énième chronique de Angry Metal Guy, qui citait rien de moins que Fallujah et Epica. Du second, on retiendra surtout la voix d’Adrianna Tentori, chanteuse en voix claire, le reste du groupe étant plus à chercher du côté du death technico-progressif des premiers.

Sauf qu’en fait, c’est difficile de résumer les neuf pistes de ce Calling from a Dream à ces deux seules influences. Pour ma part, j’y trouve beaucoup de points communs avec le circus-metal de Unexpect, précisément dans le côté imprévisible des compositions – parfois à l’excès.

Avec moins de trente-cinq minutes au compteur, c’est d’ailleurs un album plutôt bref, ce qui n’est pas forcément une mauvaise chose vu le côté passablement secoué du genre musical. Il semble, si j’en juge la chronique d’AMG, que c’est un concept-album sur le thème d’amants que tout sépare, mais ce n’est pas super-évident à l’écoute.

Pour ma part, je suis franchement partagé: autant l’aspect général du projet est plutôt bluffant et est bien plus proche du rock progressif que beaucoup de groupes qui se réclament du genre, autant le côté « montagnes russes » et décousu du bazar me refroidit. Idem pour la voix: le chant féminin clair est bien plus agréable que la grosse voix death.

Je ne peux pas nier que Calling from a Dream est un album intéressant, avec des éclairs de génies noyés au milieu d’une tornade de sons divers; malgré son côté chaotique, il est maîtrisé, mais ce n’est clairement pas la musique la plus accessible du moment.

Vous pouvez trouver l’album sur Bandcamp et l’approche empirique étant probablement la plus rationnelle pour se faire une idée du contenu, n’hésitez pas à y jeter une oreille.

Alias

Stéphane “Alias” Gallay, graphiste de profession, quinqua rôliste, amateur de rock progressif, geek autoproclamé et résident genevois, donc grande gueule. On vous aura prévenu.

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