Gravitysays_i: Quantum Unkwown

Gravitysays_i: Quantum Unknown

J’admets: vous avez le droit de ricaner. Si Gravitysays_i ne gagne pas le pompon du nom de groupe de prog le plus prog, je ne sais pas ce qu’il faut! Cela dit, si je vous en cause, c’est surtout à cause de leur album, Quantum Unknown, dont le titre résume lui aussi assez bien le concept.

Gravitysays_i est un groupe grec, fondé il y a près de quinze ans et qui en est déjà à son troisième album. Si j’en juge par cet album, leur musique est un grand mélange de rock progressif, de rock électronique à la Jean-Michel Jarre et de folk bizarre à la Dead Can Dance – la voix de leur chanteur y est pour beaucoup, mais pas que, ne serait-ce que dans le morceau-titre.

Quantum Unkwown est un album plutôt court: six pistes et un peu plus de quarante-et-une minutes, mais avec deux morceaux qui flirtent avec les dix minutes. Sorti en 2016, cinq ans après le précédent, il est qualifié par le groupe de « libération de leur moi passé ». On n’ose imaginer ce que c’était avant!

Le risque, quand on a un album qui mélange des influences aussi éparses – et encore, je ne vous ai pas parlé de la trompette – c’est de se retrouver avec une recette immangeable, blindée de grumeaux et qui part dans tous les sens dès qu’on la regarde de travers.

De ce point de vue, je vous rassure tout de suite: même si l’album a un côté très éclectique, on sent assez rapidement que Gravitysays_i sait où il va. C’est assez évident sur les deux pistes longues, « Of Woe / Migratory Birds » et « Quantum Unknown (Riveted Eye) » et le reste de l’album est également très solide, par exemple « Ivory Heart ».

Finalement, le plus gros défaut de Gravitysays_i est que ce Quantum Unknown n’est pas un album à mettre entre toutes les oreilles. C’est du bizarre! Fort heureusement, il y a la solution de l’écouter sur Bandcamp, où il est disponible en intégralité et téléchargeable pour un prix correct (€8).

Personnellement, je recommande cette découverte, qui m’a été suggérée par une chronique de Neoprog, que mille Mellotron chantent leurs louanges!

Alias

Stéphane “Alias” Gallay, graphiste de profession, quinqua rôliste, amateur de rock progressif, geek autoproclamé et résident genevois, donc grande gueule. On vous aura prévenu.

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