Cleaver of the Mist: Sanctuary

Cleaver of the Mist: Sanctuary

J’ai un beauf de bon conseil. Bon, avant qu’il ne devienne de la famille, Fulgan était déjà un bon pote – ça n’a pas changé depuis – et on se retrouvait sur pas mal de trucs, notamment musicaux. Du coup, quand il m’a parlé de Cleaver of the Mist, groupe français de metalcore, je suis allé y jeter une oreille. L’EP Sanctuary a été acheté dans la foulée.

Cleaver of the Mist, ce sont des potes qui ont commencé à faire les zazous au lycée à Marseille en 2010 et ont fini par fonder le groupe en 2014. Ils se définissent comme « ParadoxalCore », ce qui semble être une variante mélodique du metalcore et qui, à mes oreilles, sonne beaucoup comme du death progressif, avec chant clair et hurlements.

Sanctuary est donc un EP de cinq titres et un peu plus de vingt minutes; c’est la première production du groupe et, pour un coup d’essai, ce n’est peut-être pas un coup de maître, mais c’est quand même vachement bien. Bon, je n’aime pas tout, mais il y a des trucs impressionnants dans cet album.

En fait, tout est dans la posologie: j’aime bien le mélodique et moins le gros growl/scream qui ponce. « Black Flag », qui ouvre l’album, est un peu trop râpeux à mon goût, mais propose quelques jolis passages mélodiques. Avec « Unfaithful Defender », c’est un peu le contraire, avec en plus une construction complexe qui rappelle un peu Hypno5e, du coup j’aime mieux.

En plus, quand arrive un morceau comme « Just a Dream », qui m’évoque fortement Naïve, avec ses ambiances sombres et torturées, je nage dans le bonheur! Par contre, je suis nettement moins fan de « Annihilation », même si là encore, la mélodie survient là où on ne l’attendait plus. « Sanctuary », qui conclut l’EP, est une plage plus calme, mais là encore passablement râpeuse.

Cleaver of Mist est un groupe qui prouve que la scène metal française est capable de produire des trucs très chouettes, des sons qu’on entend rarement ailleurs. Sanctuary n’est peut-être pas l’album du siècle, mais pour un premier essai, c’est impressionnant de technique, de créativité et de maîtrise.

Bonus: la version audio, mais officielle, de « Just a Dream »; tout l’album est d’ailleurs à l’écoute sur YouTube.

Alias

Stéphane “Alias” Gallay, graphiste de profession, quinqua rôliste, amateur de rock progressif, geek autoproclamé et résident genevois, donc grande gueule. On vous aura prévenu.

Vous aimerez aussi...

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

CommentLuv badge

%d bloggers like this: