La saison des conventions

Je ne sais pas si vous avez remarqué, mais ces temps-ci, c’est le début de la saison des conventions. En tous cas, la première: la plupart des manifestations ludiques en général et rôlistes en particulier ont tendance à se concentrer entre mars et mai, ainsi, dans un moindre, qu’entre septembre et novembre. Il y a des exceptions, mais si vous jetez un petit coup d’œil à un calendrier, c’est évident.

En même temps, ce n’est pas très étonnant: Pâques et ses abords fournissent une multitude de jours de congés et les étudiants ne sont pas encore trop accaparés par leurs examens, idem pour les mois d’automne. L’été étant en général consacré en vacances (en famille ou pas), on n’y trouve quelques événements qui jouent (ha! ha!) sur l’aspect plein air et chaleur (par exemple, des GN).

Mais le but de ce billet est de parler des conventions vues de mon petit bout de la lorgnette, le point de vue de l’auteur (maudit) baladant sa création (elle aussi maudite) à travers la francophonie pour en faire la promotion auprès des masses ignares^W^W joueurs. Je vous fais grâce des majuscules.

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« Le vide et le plein », de Nicolas Bouvier

J’ai profité du voyage en train vers Cannes pour me lire deux autres bouquins de Nicolas Bouvier, dont Le vide et le plein, l’autre ouvrage qu’il a écrit sur ses pérégrinations japonaises (le premier étant Chronique japonaise). Je soupçonne avoir pris les deux dans l’ordre chronologique inverse (contrairement à Thias, qui l’a chroniqué dans le bon ordre), mais, à la vérité, ce n’est pas très important.

Cette impression vient principalement du ton général de l’ouvrage : on sent, à sa lecture, qu’au moment où il écrit ces lignes l’auteur n’a pas encore réussi à prendre la pleine mesure du Japon et, surtout, des Japonais. En ce sens, c’est un ouvrage qui révèle un Nicolas Bouvier un peu désarçonné par ce peuple et ses coutumes aussi étranges – même pour un grand voyageur comme lui. Au contraire, Chronique japonaise et son introduction historique (probablement peu scientifique, mais qu’importe) marque une sorte de réconciliation.

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Festival international des jeux à Cannes

C’est un peu en touriste (ou « semi-branleur », pour reprendre l’expression de Neko) que je me suis rendu avec Isa ce week-end au Festival international des jeux, qui avait lieu à Cannes.

Le but premier était de prendre un (long) week-end de vacances et voir des potes, en profitant de la liaison TGV directe entre Genève et Nice et, très accessoirement, de faire des parties de Tigres Volants. Du coup, je n’en ai fait qu’une, mais je ne me plains pas : on s’est bien amusés (mention spéciales à mes joueurs, qui sont les premiers à me prendre l’option « coup de pute » dans le scénario Ciel! J’ai égaré mon carburateur) et j’ai eu largement de quoi m’occuper pendant le salon.

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En route vers Cannes!

Je suis en train de mettre la dernière main à mes préparatifs pour mon départ pour Cannes. Moitié vacances avec Isa, moitié convention, nous partons pour le Festival International des Jeux, qui s’y déroule depuis hier jusqu’à dimanche.

Côté préparatifs, cela implique de faire quelques sauvegardes de fichiers, d’imprimer prétirés, scénarios et feuilles de présentation pour d’éventuelles parties (note pour plus tard: prévoir le recto-verso pour la prochaine imprimante laser; en manuel, c’est bourrage-city).

Donc, si vous êtes dans le coin, passez me voir!

Gifts From Enola: From Fathoms

Je ne sais pas trop si c’est le post-rock, en tant que genre, qui tend à tourner en rond ou si c’est moi qui en ai fait le tour, mais j’avoue avoir du mal à m’enthousiasmer pour ce From Fathoms, du groupe américain Gifts From Enola — et ce malgré la recommandation du dernier numéro de Prog-résiste.

Catégorisé entre le math-rock et le post-rock, avec une approche plus énergétique et métal que contemplative et atmosphérique, Gifts From Enola est pourtant loin d’être un groupe inintéressant et From Fathoms aligne quelques pépites de créativité, comme les morceaux « Trieste » et ses dix-sept minutes au compteur et l’impressionnant « Thawed Horizon ».

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Bioshock: jouer dans Rapture

À l’instar du blog InspiRôle de Xaramis, sur les inspirations rôlistes à piocher dans les médias conventionnels, je reviens sur mon billet d’hier sur le jeu vidéo Bioshock et, surtout, sur ce qui est à mon avis le personnage principal du jeu: la ville de Rapture. Déjà, personnellement, je trouve extrêmement ironique, pour une ville inspirée par l’objectivisme d’Ayn Rand – philosophie radicalement athée – d’emprunter son nom (ravissement, en français) à un concept très chrétien lié à la fin des temps.

Mais le but de cette chronique n’est pas tant de me lancer dans une dissertation prise de tête, mais d’explorer quelques pistes pour utiliser la ville sous-marine du jeu dans un contexte rôliste. Pas que ce soit d’ailleurs très difficile: le concept de ville sous-marine mystérieuse contenant des secrets inavouables est à lui seul une mine de scénarios. J’ai moi-même écrit une campagne sur ce genre de prémisses.

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Bioshock

Avant toute chose, je me dois de préciser que je parle ici du premier opus de Bioshock, le jeu vidéo de Feral Interactive de 2K Games. Je sais, ce n’est pas très nouveau, mais comme je ne suis pas du tout console et que Windows, je ne le tolère que sur mon lieu de travail (i.e. parce qu’on me paye), j’ai dû attendre qu’une version Mac sorte.

Bioshock est un jeu de tir à la première personne, un Quake-like, comme on dit vulgairement — même si le moteur graphique utilisé ici est un dérive d’Unreal. Le joueur incarne le seul survivant d’un crash aérien au milieu de l’Atlantique, en 1960, qui se retrouve sur un îlot d’où émerge une étrange structure, l’entrée de la cité sous-marine de Rapture.

Rapture a été fondée quelques années auparavant par Andrew Ryan, un génie visionnaire qui ressemble à un croisement entre Howard Hawks et Ayn Rand. L’homophonie avec cette dernière, au vu des principes qui régissent la ville, n’est sans doute pas fortuite: Rapture a été construite comme une utopie où la science seule, sans limite ni garde-fou.

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Le lupanar s’étoffe

Si, ces jours, je ne parle plus beaucoup de la campagne lupanar, c’est principalement parce que c’est business as usual. Je continue à écrire, principalement pour étoffer le premier jet déjà écrit et avoir quelque chose de moins synoptique.

Cela signifie principalement de mieux décrire les situations prévues et notamment de rajouter une brochette de PNJ, y compris leur description et leurs motivations. Parfois, ça a des incidences sur les chapitres précédents ou suivants et je soupçonne qu’à un moment donné, il va falloir que je revienne sur l’ensemble et que je raccommode les bouts qui traînent à gauche et à droite.

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Fish: Thirteenth Star

À force de vous causer de Marillion, passé et présent, j’ai eu envie d’explorer ce qu’avait fait Fish en solo et, du coup, je me suis pris son dernier album studio en date, Thirteenth Star (2007). Je dois avouer que j’ai été surpris — et pas par le fait qu’il ne s’agit ni d’un hommage au Valais ni d’un concept-album autour de la station spatiale Thirteen Stars de l’univers de Tigres Volants.

Alors certes, j’avais pris son premier album solo, Vigil in a Wilderness of Mirrors, qui sonnait plus comme un règlement de compte au sortir de son divorce d’avec Marillion (disons, pour simplifier et éviter les détails sordides, que ça ne s’était pas fait par consentement mutuel). C’était il y a vingt ans et je me demandais avec une pointe d’inquiétude à quoi ressemblait le Fish du XXIe siècle. La réponse est « similaire, mais différent ».

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Parallel or 90 Degrees: A Can of Worms

Parallel or 90 Degrees est un groupe dont j’avais déjà longuement entendu parler, pour une raison très simple: c’est l’autre groupe d’Andy Tillison, chanteur et tête composante de The Tangent. Mais, pour un groupe aussi réputé, ses albums étaient singulièrement difficiles à trouver. J’ai enfin pu mettre la main sur A Can of Worms, une compilation parue en 2009 chez ProgRock Records.

Sur ce double CD, on trouve une impressionnante palette de compositions et, notamment. une grosse quantité de morceaux de plus de dix minutes. Le tout couvre les cinq premiers albums du groupe (un sixième, Jitters, est sorti récemment) et une poignée d’inédits ou de variantes, entre 1996 et 2001. Autant le dire tout de suite: les fans de The Tangent et de Van Der Graaf Generator ont au moins deux bonnes raisons de se jeter dessus comme des morts de faim.

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