Le fond des archives

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02/09/2010
Par Alias

Après avoir continué à fouiller la Wayback Machine, j’ai fini par retrouver d’autres vieux articles de la deuxième incarnation de Blog à part. Tellement vieux, en fait, que certains appartenaient même à la première incarnation de Blog à part. Ce qui m’a permis de découvrir que mon premier billet date de tout juste sept ans: du 6 septembre 2003, pour être précis.

Je pourrais pousser le vice jusqu’à tenter d’aller récupérer mes billets sur Kuro5hin, mais ils sont en anglais (et pas spécialement intéressants, mais ça, c’est normal); et, contrairement à ce que j’aurais pu penser, Kuro5hin est toujours là.

Le côté vexant est que je n’arrive toujours pas à mettre la main sur une bonne partie des billets que j’avais écrits depuis le Japon et à Mexico. Je suppose que je finirai un jour par remettre la main dessus. Un jour. Dans l’intervalle, je pourrais toujours me mettre à nettoyer la masse de liens morts qui hantent ces vielles pages.

Satoshi Kon, 1963-2010

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01/09/2010
Par Alias
Satoshi Kon à Washington, 2007 © Aaron Webb (sous licence Creative Commons NC-SA)

La semaine passée, le réalisateur japonais Satoshi Kon est décédé à l’âge de 46 ans,  des suites d’un méchant crabe. Sans trop de surprise, les grands médias francophones n’en ont, à ma connaissance, absolument pas parlé, malgré le fait que Satoshi Kon ait réalisé quelques chef-d’œuvres, comme Perfect Blue, Millennium Actress ou Paprika (pour ne parler que de ceux que j’ai vus).

La raison pour laquelle je reviens sur le sujet après autant de temps, à part le fait que je suis un grand fan de ses films et qu’il mérite qu’on lui rende hommage, c’est à la suite d’un message – le dernier message de Satoshi Kon.

Adieu, monsieur Satoshi Kon et excusez-moi, je crois que j’ai une poussière dans l’œil.

(Photo: Satoshi Kon à Washington, le 14 avril 2007. © Aaron Webb – sous licence Creative Commons NC-SA)

Demians: Mute

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31/08/2010
Par Alias
Demians: Mute

Donc, hier, c’était convenu. Aujourd’hui, place à l’audace et à Mute, nouvel album de Demians. Derrière ce nom, un Français du nom de Nicolas Chapel qui a décidé de ne pas faire dans le simple. Déjà, son premier album, Building an Empire (que je pensais avoir chroniqué à l’époque, mais qui a dû disparaître dans les limbes de l’intarweb) était du genre bizarre, entre post-rock dépressif, métal progressif énervé et rock progressif mélancolique à la Porcupine Tree.

Mute est tout cela, mais à la puissance dix. Il y a dans cet album des accents d’Anathema, période A Natural Disaster, dans des morceaux comme « Swing of the Airwaves », « Hesitation Waltz » et « Feel Alive ». On trouve également des inspirations venues en droites ligne de Devin Townsend (riffs lourds et hurlements), comme le déjà cité « Feel Alive ». Il y a également des périodes plus calmes, atmosphériques, comme « Porcelain » et « Black Over Gold », qui fait suite aux deux précédents. Mélange d’ambiances, certes, mais beaucoup moins hétérogène qu’il n’y paraît.

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Yoso: Elements

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30/08/2010
Par Alias
Yoso: Elements

Comment vendre un disque? Facile: mettez des pointures de groupes mythiques ensemble et faites leur faire un album. Rajoutez une pochette qui repompe l’air de rien certains éléments graphiques de ces mêmes groupes et balancez le tout à grand renforts de pub. C’est la recette Yoso, dont l’album Elements vient de sortir.

On va simplifier: Yoso, c’est des bouts de Yes avec des bouts de Toto et quelques autres musiciens pour remplir les trous. Bon, quand on dit « musiciens de Yes et de Toto », faut pas se leurrer: les Lukather et autres Howe étant occupés à plus intéressant (ou morts), on a droit à des seconds couteaux: Tony Kaye, Billy Sherwood et Bobby Kimball. Tout ce petit monde a surtout été actif au cours des années 1980, il ne faut donc pas s’étonner si l’ensemble à un fort fumet de style-genre. C’est un supergroupe dans la grande tradition des Asia, GTR ou UK de l’époque.

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Apocalyptica : 7th Symphony

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28/08/2010
Par Alias
Apocalyptica : 7th Symphony

Donc, ce 7th Symphony est le septième album pour les Finlandais d’Apocalyptica. Que de chemin parcouru depuis les débuts de ce groupe à part, quatuor à cordes (et non, dirait Yvan Delporte, pendaison simultanée) qui faisait des reprises de Metallica au violoncelle ! Sauf que j’ai l’impression qu’après avoir montré la voie, le groupe l’a prise à contresens.

Je soupçonne que s’il y a autant de groupes de métal qui, aujourd’hui, intègrent des instruments classiques dans leur orchestration, c’est un peu grâce à des fondus comme Apocalyptica. Mais, par un curieux phénomène de régression, le groupe est reparti vers un métal plus conventionnel. On a l’impression que, d’un groupe de violoncellistes qui font du métal, Apocalyptica est devenu un groupe de métal avec des invités qui jouent du violoncelle.

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